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Top 5 des meilleurs personnages féminins de séries télé

  • Mia L.
  • 5 févr. 2016
  • 10 min de lecture

En ouvrant ce classement, je me confronte à une difficulté de taille: la rareté des personnages féminins intéressants et complexes, mis en avant dans les divertissements télé actuels. Même si la situation tend peu à peu à évoluer, beaucoup de séries et de films narrent encore l’histoire d’un personnage masculin, et ne passent pas le « Bechdel Test » (Pour plus d’explications sur ce test, je vous invite à aller voir les vidéos d’Anita Sarkeesian notamment). Les personnages féminins restent encore trop souvent des personnages de second plan, destinés à servir la soupe au héros. Des personnages souvent réduits à leur attirance physique (qui sont d’ailleurs très souvent sexualisés et réifiés), et qui participent rarement à l’action... Pour ce petit top5, j’ai choisi de me concentrer sur des séries télévisées actuelles ou récentes. Je me suis également fixée comme règle (même si ce principe a été difficile à respecter … !) de ne pas choisir plus d’un personnage par série (même si je considère par exemple qu’il y aurait beaucoup plus à analyser du côté de The Walking Dead ou Desperate Housewives par exemple, que Once upon a time où la major partie des personnages sont soit calqués sur des types-disney, soit décrits de façon un peu manichéiste). C’est parti pour ce petit top 5 !



1. Brennan (Bones) :

A la première place, on placera sans conteste le Docteur Temperance Brennan de la série « Bones » diffusée par la chaîne Fox et qui compte à ce jour onze saisons. Pourquoi ? Tout d’abord, parce que ce personnage se caractérise par son intelligence, son esprit perspicace et son sens de l’observation : en bref, sa qualité de scientifique et non ses atouts physiques. C’est une femme complexe, qui observe le monde d’un regard distancié, objectif et pragmatique. Aucune sexualisation du personnage : on s’intéresse au docteur Brennan pour sa capacité à résoudre des affaires et non la taille de ses seins. Athée, elle n’hésite pas à exprimer ses convictions dans une Amérique en majorité croyante et pratiquante, et à questionner avec beaucoup de piquant toutes nos opinions préconçues. Femme de science et écrivain à succès, elle s’inspire des affaires qu’elle résout pour les intrigues de ses romans policiers. Brennan s’impose réellement en tant que femme forte, après avoir surmonté bon nombre d’épreuves (notamment être harcelée par un serial killer - psychopathe fou du nom de Pelant, ou être victime avec son mari d’un complot au sein du FBI …). Pas de spoilers pour ceux qui n’ont pas encore découvert la série policière qui se centre sur l’équipe de la police scientifique de l’Institut Jeffersonian, on conclura simplement sur la complexité du personnage de Brennan : sa difficulté première à croire au genre humain et à faire confiance à ses instincts, avant que Booth ne commence à ébranler un peu sa vision des choses. Il lui apprendra que la vie peut parfois être irrationnelle et incompréhensible, mais c’est justement ce qui la rend magique. Notons également que notre anthropologue préférée est un personnage très abouti, par opposition aux personnages masculins de la série (Booth étant par exemple le type de l’ « homme bienveillant » et du « bon chrétien qui croit en l’humanité » qui a gardé des séquelles de son expérience de combattant, ou Zach « le jeune puceau intellectuel », et Hodgins « le savant fou »).

Son côté féministe ? Brennan, que les intimes appelleront « Bones », nous prouve que mêler carrière brillante et vie de famille est tout à fait possible, en assumant à merveille son rôle de mère.

On adore : le côté très pragmatique et terre-à-terre du personnage, qui le place souvent en décalage avec la réalité.

Sa meilleure punchline :

A propos de son mariage, «This is not one man ceremonially handing over a woman to another man as through she's a property. Okay? » (« Ceci n'est pas une cérémonie où un homme donne une femme à un autre, comme si elle était une possession. D'accord? »)

2. Carol (The Walking Dead) :

En deuxième position, il fallait bien choisir un personnage de la série The Walking Dead, distribuée par AMC. Tout d’abord, parce que c’est notre série préférée, mais ensuite parce qu’elle regorge de personnages féminins forts et indépendants. Dans tout cela, difficile de choisir entre Michonne, Maggie ou même Andrea (même si le personnage d’Andrea dans la BD éponyme est beaucoup plus intéressant)… Mon choix se porterait finalement sur Carol Peletier… Pourquoi ? Parce que la complexité psychologique de ce personnage en fait une figure très mystérieuse et énigmatique (tout comme son acolyte masculin, Daryl Dixon : deux personnages assez mystérieux que l’on pourrait rapprocher pour cela). Ensuite, parce qu’il faut bien se l’avouer, Carol est une des personnages féminins les plus « badass » du petit écran. Elle n’hésite pas à se mouiller lorsqu’il faut prendre des décisions pour le bien du groupe (sans spoiler, on évoquera simplement ce qu’elle a fait à la petite amie de Tyreese …). Elle manie à la perfection les armes, et garde toujours son sang-froid. Là encore, le personnage n’est pas du tout sexualisé mais montré, au contraire, d’un point de vue assez réaliste, avec de la boue plein les vêtements : et oui, lors d’une apocalypse zombie, on ne va pas se maquiller tout de même ?

Son côté féministe ? Carol nous prouve que la femme n’a pas à être faible et subordonnée à l’homme. De la femme battue apeurée des premières saisons, Carol une devient la combattante invincible.

On adore : Sa double-personnalité, elle peut aussi bien prendre une voix mielleuse de façon très hypocrite (quand il faut l’être), que se montrer imposante envers quiconque ose se mettre en travers de son chemin.

Sa meilleure punchline:

«Regarde les fleurs.»

3. Cersei (Game of Thrones) :


En troisième position, Cersei Lannister de la série du moment : j’ai nommé Game of Thrones ! Si les créateurs de la série tendent à maltraiter leurs personnages féminins (Cf. le viol de Sansa par exemple), il n’en reste pas moins que les personnages inventés par George R.R. Martin demeurent des personnages de très grand intérêt et souvent dotés d’une vraie complexité psychologique. Dans cet univers médiéval où intrigues politiques et animaux fantastiques s’entremêlent, Cersei constitue un des personnages féminins les plus forts et les plus influents. Tout d’abord, elle appartient à la famille la plus puissante du royaume (même si les dés seront redistribués après la saison 4, mais ne dévoilons rien …). Elle appartient à cette famille imposante qui semble intimider tous les personnages et commander aux règles du « jeu des trônes ». Entre un mari alcoolique qui la néglige (voire la bat!), et une situation politique de plus en plus tendue au sein de la capitale (Port-Réal), Cersei cherchera toujours à assoir son autorité (en usant notamment de son influence auprès du roi, ou encore de celle qu’elle croit avoir auprès des prêtres de la ville …). C’est donc dans cet univers en majorité dirigé par les hommes (et il faut bien le dire, un tant soit peu sexiste …) que Cersei essayera toujours de s’imposer. Sa relation incestueuse avec son frère Jamie apporte une dimension encore plus complexe au personnage. Même si on la déteste au début de la série (notamment à cause –spoilers !- du meurtre d’un des loups des enfants Stark et plus tard de Ned, même si ce n’est pas directement sa faute…), on comprend qu’elle a toujours cherché à protéger ses enfants et sa famille. Au fond, on adore la détester, et on s’intéresse au personnage et à son évolution (qui promet d’être encore plus intéressante dans la suite de la série, notamment après la dure épreuve de la « Walk of shame » (en français, « Marche de la honte »). En bref, un personnage à suivre, interprétée par une actrice incroyable (Lena Headey) : suite à la prochaine saison.

Son coté féministe ? Consciente des inégalités que les femmes subissent dans ce monde médiéval (où on les destine à un mariage forcé, souvent pour raisons politiques ; à l’inverse des hommes destinés à gouverner : ce que représente Jamie par exemple), Cersei s’insurge contre l’autorité patriarcale que représente Tywin et les décisions arbitraires qui voulaient faire d’elle un simple pion dans le jeu politique.

On adore : Son côté hautain et dédaigneux, qui en font un personnage redoutable et impressionnant (on ne voudrait pas se la mettre à dos!), mais aussi très classe.

Sa meilleure punchline :

«Quand on joue au jeu des trônes, on gagne ou on meurt.» (même si c'est beaucoup moins swag en français qu'en anglais!)

4. Lynette (Desperate Housewives) :



En troisième position, la pétillante Lynette Scavo de la série « Desperate housewives ». Même si l’histoire des femmes au foyer de Wisteria Lane est finie depuis bien longtemps, ses personnages féminins restent parmi les plus marquants des dernières années. Comment choisir entre Gabrielle Solis, Bree Van de Kamp, Susan Mayer ou encore Eddie Britt, qui chacune à leur manière participe à une représentation de la femme émancipée ? Ici, j’ai choisi Lynette, car elle m’a paru un personnage assez sous-estimé dans cette série qui met bien souvent en avant Gaby (notamment à cause des performances hilarantes d’Eva Longoria!) ou encore Susan. Lynette me semblait représenter justement une vraie figure de femme forte. On retiendra son passé douloureux et compliqué (une mère alcoolique, un père peu présent …), qui l’a amené à être obsédée par un besoin de contrôle et d’emprise sur la réalité. Après avoir élevé cinq enfants, avoir été prise en otage dans un supermarché, et affronté de manière très courageuse un cancer, Lynette restera un des personnages féminins les plus marquants du petit écran, car elle nous montre avant tout les réels tracas quotidiens de la femme moderne (problèmes financiers, sexisme, problèmes de santé, au travail…). Jamais satisfaite de ce qu’elle a, Lynette va toujours de l’avant, et cherche aussi bien à s’épanouir dans sa vie de famille que dans son travail.

Son côté féministe ? C’est elle qui prend la plupart des décisions dans son ménage. Ici, on est bien loin du stéréotype de la femme au foyer soumise, Lynette sait imposer ses opinions.

On adore: Sa débrouillardise et ses idées rusées

Sa meilleure punchline :

Lorsqu'un opossum attaque son jardin, et que son combat contre celui-ci devient une vraie métaphore du combat qu'elle mène contre le cancer: «This is not a joke, Tom, something has attacked our home, and when that happens you don't just stand by, you fight it. Screw this creature that has come into our lives, uninvited, and is trying to destoy us! It will not defeat me» (« C'est pas une blague, Tom, quelque chose est en train d'attaquer notre maison, et quand ça arrive, on ne reste pas là à rien faire, on se bat. Putain de merde à cette fichue créature, qui entre dans nos vies sans y être invitée, et qui essaye de nous détruire. Ce truc ne me vaincra pas.»)

5. Regina (Once upon a time) :

Pour cette cinquième place, difficile de se décider, puisque le classement arrive à sa fin, que je réalise que je ne pourrais plus ajouter d’autres personnages à ma liste, et que les séries qui regorgent le plus d’autres femmes de caractère ont déjà été commentées plus haut. Il faut donc chercher dans un autre univers du petit écran, et après maintes hésitations, je trancherai pour Regina Mills, alias la « Méchante Reine », de la série Once Upon a Time (créée par Edward Kitsis et Adam Horowitz) qui mêle de façon très juste et judicieuse les différents personnages disney (ou de contes de fée en général), avec la mythologie. C’est dommage que la série reste (même si elle essaye de dépasser le schéma classique «bons vs. méchants») assez manichéiste (Blanche-Neige, son prince, leur fille La Sauveuse et leur petit-fils constituant principalement la famille des « bons », accompagnés de leurs amis comme Belle, les sept nains ou encore Granny, et qui devront affronter tour à tour plusieurs « méchants »). Ce qui est intéressant, si l’on se penche de plus près sur ce petit groupe de personnages « bienveillants », c’est que le cercle admet une ancienne « méchante » (vous l’avez deviné : la reine de Blanche-Neige). Entre attirance pour les forces obscures, et repentir (sincère ?), la Méchante Reine bascule peu à peu de l’autre côté de la force, tout en gardant quand même ce fond de noirceur que l’on aime chez elle. L’actrice Lana Parilla rend à merveille le côté cruel du personnage, tout en le rendant de plus en plus attachant.

Son côté féministe ? N’oublions pas que Regina est maire de la ville de Storybrooke, c’est donc qu'elle qui commande à toute la populace de cette petite bourgade enchantée de la campagne américaine.

On adore : Sa démarche de femme fatale, et son attitude qui foudroie d’un seul regard tous ses ennemis. Femme de poigne, Regina dégage une aura incroyable!

Sa meilleure punchline:

A Belle: «Oh non mon enfant. Je ne conseillerais jamais à une jeune femme d'embrasser un homme qui la retient captive. Quelle genre de message est-ce que j'enverrais? »


Note: J’ai seulement regardé les saisons 3 à 5, donc il se peut que mes commentaires soient inexacts en ce qui concerne le début de la série. Pourquoi commencer une série en plein milieu, me direz-vous ? Oui, je sais, je ne suis pas très logique …




Je conclurais ce petit top 5 en rappelant que tout classement est nécessairement subjectif (d’autant plus que je ne connais pas toutes les séries du petit écran, faute de temps notamment …) et j’imagine que la série Orange is the new black par exemple doit regorger de personnages féminins très intéressants (et promis je m'y mets cet été !). Je n’ai pas non plus inclus des séries plus anciennes comme Charmed (qui propose aussi des personnages féminins forts). Pas non plus de personnages féminins plus jeunes dans ce petit classement, même s’il y aurait là aussi des analyses intéressantes à faire (je pense par exemple à Arya et Sansa de Game of Thrones, Lizzie de The Walking Dead surtout, ou encore les Pretty Little Liars …). J’ai choisi de considérer, même si j’ai conscience du caractère arbitraire et tout à fait contestable de cette décision, qu’un personnage plus jeune reste encore un personnage en devenir, et qu’il est intéressant d’attendre pour laisser le soin aux scénaristes de développer sa psychologie (même si, me direz-vous, les scénaristes de Pretty Little Liars ont déjà eu tout le temps nécessaire, sur six saisons et également un récent saut dans le temps de cinq ans, de développer la psychologie de leurs personnages...). Pour finir, je reste convaincue qu’un personnage que l’on aime n’est pas forcément un personnage intéressant, c’est-à-dire complexe (du point de vue psychologique, de son évolution, de sa personnalité, …). Un exemple chez les personnages masculins cette fois : j’opposerai en cela le personnage de Glenn Rhee de The Walking Dead (foncièrement bon, prêt à aider tout le monde et sans grand intérêt psyhologique … même si on l’adore et on frémit à chaque fois qu’il est en danger !) au personnage de Tyrion Lannister dans Game of Thrones (à mon sens, un des personnages les plus réussis et les plus aboutis du petit écran). Sur ce, concluons ce top 5, en mentionnant quelques personnages qui méritaient amplement une place de nominés (Bree Van de Kamp de Desperate Housewives, ou encore Michonne de The Walking Dead, et Margaery Tyrell de Game of Thrones: autant de femmes de poigne qui auraient très bien pu apparaître dans ce classement). A beloved character is not always a good character.



Mia L.



























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